Maroc 2026 /2
du lundi 12 au dimanche 18 octobre 2026
lundi 12 octobre
63 km
Ce matin, à l'hôtel, je vais prendre une douche. Je dirige l'eau sur mes pieds en attendant qu'elle chauffe. Rien à faire, elle reste froide. Pas la moindre eau chaude ! Je ressors de la baignoire avec seulement les pieds mouillés, et complètement gelés. A l'hôtel, pas d'eau chaude, c'est un comble !
On ressort de la Flèche, très jolie petite ville au bord du Loir, direction Saumur et les bords de la Loire. Il bruine et il ne fait pas très chaud !
Plus de la moiitié de la route se fait sur une voie verte. Le revêtement est en terre et sable tassé, pas très roulant, mais en contrepartie quelle tranquillité ! Ensuite nous sommes sur la vélo buissonnière, route partagée avec les voitures. C'est bien agréable aussi car la voie verte commençait à sembler monotone.
Nous cherchons à nous arrêter pour manger à Longué-Jumelles. C'est lundi, il est 15 h : pas le moindre endroit ouvert pour prendre une boisson chaude ou manger quelque chose. En désespoir de cause, on finit par s'arrêter sur un banc, et là, un gars sur le banc en face commence à nous entreprendre sur nos drapeaux. Il nous casse vraiment les pieds, en racontant toujours la même chose -il finit par nous dire qu'il est alcoolique, on l'aurait deviné- et nous gâche notre pause.
On arrive enfin à Saumur : cette ville est magnifique, elle vaut le détour. Les maisons anciennes sont en grosses pierres blanches.
On arrive chez Simon, qui nous reçoit ce soir. Accueil très sympa. Je peux enfin prendre ma douche ! Nous passons une bonne soirée.
mardi 13 octobre : Saumur- Bressuire
72 km
En sortant de Saumur, pas de doute, nous avons passé la Loire ! Le temps est beaucoup plus doux , et il nous arrive de voir dans des jardins des bananiers et des cocotiers.
Beaucoup de bruine.
Nous roulons sur la vélo francette, et c'est bien agréable.
En chemin, un magnifique château dans un petit village.
La rivière s'appelle le Thouet, nous la suivons jusqu'à Thouars. Là, notre route s'écarte de la vélo francette. Mais j'en ai assez de manger du pain et du fromage (même si le pain de Pierre est très bon) et je veux aller en ville pour trouver qui sait ? un petit resto, une boulangerie ? Bref un endoit où avoir autre chose à manger.
On reste donc sur la vélo francette en direction de Thouars. On longe toujours le Thouet. C'est long ! Au bout d'un moment, Pierre me fait remarquer qu'on a du pain et du fromage, oui, mais aussi une brique de gaspacho. Ouf ! On est sauvés ! On s'installe sur le premier banc venu, et le repas arrosé de gaspacho fait une heureuse.
Après, il faut retourner en arrière pour retrouver notre route : pas moyen de couper, le Thouet nous en empèche. C'est rageant, car si on avait réalisé ça avant, on aurait pu s'arrêter bien plus tôt, et s'épargner un aller et retour inutile.
Une dizaine de km avant l'arrivée à Bressuire, on se retrouve sur une grosse départementale avec beaucoup de circulation. Certaines voitures nous rasent : ils ont oublié les règles de circulation : on dépasse les cyclistes à 1m en ville et 1m50 à la campagne ! Pour certains, c'est plutôt du 30 cm !!!
Nous sommes accueillis le soir par Marylène et Roland. Ils viennent de rentrer de vadrouille : ils sont partis 6 jours au bord de la mer, ils sont rentrés juste avant de nous accueillir, ils ont fait 100 km dans la journée ! Je me sens un peu honteuse d'être aussi fatiguée après avoir fait seulement 72 km. Bon, d'accord, ils ont une dizaine d'années de moins que nous, mais quand même. Ils n'ont pas de voiture : ils font tout en vélo, et quand une voiture est indispensable, ils en louent une.
Dans leur maison, des livres sur le vélo et des décos vélos.
On a beaucoup de points d'intérêts en commun ; Ils emmènent Pierre voir au cinema le film NASA, qui ne passe que 2 jours en France : un vrai scandale.
Je préfère me reposer pendant ce temps, et quand ils rentrent, je dors
mercredi 14 octobre : de Bressuire à Fontenay le Comte
Le soir, nous sommes hébergés à Fontenay le Comte par Marie-Christine, qui est l'amie d'une warmshower, qui ne pouvant nous recevoir elle-même, nous a donné son adresse. Marie-Christine n'est pas inscrite sur le site Warmshower, mais elle remplit bien la fonction. Elle nous accueille royalement, et va même jusqu'à nous proposer de laver notre linge : ce n'est pas de refus, on commence à avoir pas mal de linge sale !
jeudi 15 octobre : de Fontenay le Comte à St Germain de Marencennes
55 km
La météo annonce de la chaleur. Pierre cherche dans ses sacoches ses shorts à vélo. Pas moyen de mettre la main dessus : encore quelque chose qu'on a oublié. Mais il apparaît plus tard avec un mini short : bon, il n'aura pas trop chaud au Maroc.
Marie-Christine dans sa si jolie maison. Elle me briffe pour importer les photos.
Merci à Thomas, qui m'a montré comment mettre les photos : j'ai pris des notes, oubliées lors du départ. Merci Claire, qui a photographié les notes et nous les a envoyées par mail. Et merci Marie-Christine, qui m'a aidée à comptrendre ce que j'avais écrit et comment m'en servir ! C'est bien gràce à eux trois que vous avez des photos sur ce blog ! Et ça explique pourquoi elles ont été si longues à arriver.
au revoir Marie-Christine, et merci !
Une église sur le chemin
Nous suivons un bon moment des canaux, c'est très agréable. Pas de circulation, et de beaux paysages.
Une culture, oui. Mais qu'est ce que c'est ? Pierre est intrigué.
un cheval pour Josette
On traverse le marais Poitevin. On cherche de quoi s'asseoir pour le pique-nique de midi. Rien, rien de rien ! Pas le moindre banc depuis ce matin. Pas non plus de pierre, ou de troncs d'arbre, où l'on pourrait s'asseoir. On finit par trouver de grossses pierres près d'un petit pont.
300 m après être repartis, un très joli endroit avec un croisement de canaux et un petit pont.
Et là...
A peu de chose près, on disposait d'une table de pique-nique !
Ce soir, on est accueilli par Mathilde, la femme d'un collègue de Pierre. Elle est boulangère et n'aura pas fini son travail avant 18 h. Du coup, on va au café à Surgères, et j'avance un peu le blog.
vendredi 16 octobre : de St Germain de Marencennes à Etaules
66 km
Mathilde nous fournit en bon pain.
Nous quittons la belle maison en bois d'Edouard et Mathilde.
Nous roulons sur la vélofrancette
Voilà le marais poitevin. Des canaux des deux côtés de la route.
le repas, on est bien installés mais on se fait dévorer par les moustiques, on n'est pas dans les marais pour rien
Nous n'avons pas d'hébergement pour le soir, et pendanr le repas de midi, nous lançons sans y croire quelques demandes. Surprise ! quelques minutes plus tard, une demande est acceptée : Aurora est d'accord pour nous accueilir, elle habite Etaules, juste à bonne distance pour nous aujourd'hui.
Des bandes d'oiseaux blancs dans les marais. Des aigrettes blanches, je pense.
Plus loin,une superbe vache aux magnifiques cornes effilées qui me fait penser aux vaches écossaises. C'est la seule de son espèce dans un troupeau de vaches plus ordinaires, des belles rousses. Par quelle voie mystérieuse est elle apparue ici ? Nous ne saurons pas.
Aurora est une jeune agronome italienne, qui a fait pas mal de voyages en vélo et habite maintenant ici avec son compagnon Mattéo. Nous la complimentons sur sa réactivité, et elle nous explique qu'elle était justement sur le site warmshower en train de changer son adresse d'Italie en France. Du coup, elle a pu répondre tour de suite ! Et nous avons eu beaucoup de chance, car si on avait essayé un peu plus tôt, elle ne serait pas apparue à cet endroit, son adresse aurait encore été en Italie...
Aurora et Mattéo travaillent tous les deux dans le maraîchage, Mattéo est salarié sur une petite ferme bio de 1 ha, et Aurora embauche lundi comme chef de culture. Elle pourait postuler chez Stéphane ! Mais c'est trop au Nord, elle veut pouvoir aller facilement en Italie. Elle a l'air très dynamique. Ils sont vegans et Aurora a fait ce soir un excellent repas de légumes farcis aux lentilles : courgettes, poivrons, tomates.
Grande discussion entre Pierre et Aurora sur les différentes qualités de gluten entre l'engrain, le korazhan et les blés modernes. Elle a l'air d'être une spécialiste des glutens.
Pierre se rend compte en voulant se laver les dents qu'il a oublié sa trousse de toilette chez Mathilde... Depuis l'Amérique du Sud on sait qu'il laisse un peu partout des traces de son passage : pour ce voyage, ça commence avec sa trousse de toilette chez Mathilde ! Mattéo lui fournit une brosse à dents, et moi le reste.
samedi 17 octobre : de Etaules à Montalivet
46 km
Nous quittons Aurora et Mattéo après un bon petit déjeuner.
Nous avons quitté le marais poitevin, mais nous sommes toujours dans les marais.
On prend le bac pour traverser l'estuaire de la Gironde.























Bravo à vous deux , très admirative, malgré les inconvénients rencontrés lors de votre périple vous restez courageux et vous n'abandonnez pas, très sympa ce petit moment de discussion lors de votre rencontre sur la voie verte de Malicorne à Vilaines.
RépondreSupprimerLes Sarthois
Je vois que vous pensez toujours à moi quand vous voyez des chevaux. C'est sympa. Bonne route
RépondreSupprimerMerci pour le blog. Je trouve les compte rendus de Danielle très complets et vivants. Et avec les photos c'est génial. Bon courage bonne suite de voyage. On vous embrasse. Michel et Francine
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